Da Venezia a Padova in treno

Opera: Voyage en Italie

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Da Venezia a Padova in treno
Voyage en Italie
pp. 24-29
Sortir de gondole pour monter en chemin de fer est une action discordante. Ces deux mots ne semblent pas faits pour se trouver ensemble. L'un exprime le romantisme des souvenirs, l'autre le prosaïsme de la réalité [...]. Nous arrivâmes au débarcadère, – dix lieues sont bientôt dévorées même sur un railway italien. – Là une foule de faquins et de cochers nous attendaient à la descente avec des cris et des gesticulations féroces; ils se disputaient les voyageurs et le bagages comme jadis les cochers de coucou sur la place de la Concorde, ou les robeïroou d’Avignon sur le quai du Rhône. L’un vous prend un bras, l’autre une jambe; on vous soulève de terre, et si vous n'êtes pas assez robuste pour calmer cette ardeur par quelques bonnes gourmades vous courez le risque d’être écartelé comme un régicide et tiré à quatre por-tefaix. Une vingtaine de calèches, cabriolets, berlingots et au tres véhicules stationnaient à la porte du débarcadère. – Cela nous surprit et nous réjouit de voir des chevaux et des voitures. Il y avait près de deux mois, – si l’on excepte le cheval de Murano, – que cela ne nous était arrivé.
Scendere dalla gondola per salire in treno è un'azione discordante. Sono due parole che non sembrano fatte per intendersi. L'una esprime il romanticismo dei ricordi, l'altra la prosaicità del reale [...]. Eccoci giunti alla stazione. Dieci leghe si percorrono in fretta, anche su un treno italiano. Un pigia pigia di facchini e cocchieri, che urlavano e gesticolavano violentemente senza darci scampo, ci aspettava all'arrivo; si contendevano viaggiatori e bagagli, come una volta i cocchieri del coucous in place de la Concorde o i robefrood di Avignone sul Longorodano. Uno vi prende per un braccio, un altro per la gamba, vi sollevano da terra e se non siete abbastanza robusti per placare un tale accanimento con un bel ceffone, correte il rischio di essere squartati come un regicida, cioè tratti a morte da quattro facchini. Una ventina tra calessi, cabriolets, berlinette e altri veicoli sostavano all’uscita della stazione. Fummo piacevolmente sorpresi nel vedere i cavalli e le vetture. Erano circa due mesi – se si fa eccezione per il cavallo di Murano – che non ci capitava una cosa simile.

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